Cadre général
Les accidents de la voie publique font chaque année plus de 1,3 million de décès, d’après l’organisation Mondiale de la Santé (OMS). Environ 90% de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui possèdent environ la moitié du parc mondial de véhicules. Les pertes socio-économiques liées aux accidents de la route sont énormes et représenteraient entre 3 et 5% du produit national brut des pays.
Au Maroc, comme partout ailleurs, les accidents de la circulation constituent un facteur entravant le développement économique et social du pays. En effet, environ 3.600 tués et plus de 150.000 blessés sont comptés chaque année sur les routes nationales, ce qui engendre un coût de plus de 20 milliards de dirhams par an.
La majorité des accidents de la route peuvent être évités si les pouvoirs publics prennent les dispositions adéquates dans le cadre de politiques intégrée assorties d’objectifs mesurables. Selon les orientations de la décennie d’action pour la sécurité routière 2021-2030, la gestion de la vitesse constitue l’un des piliers les plus importants ayant un impact direct sur l’amélioration des conditions de la sécurité routière.
En effet, la vitesse représente un facteur de risque majeur d’accidents de la route influençant à la fois le risque d’accidents et leur gravité. Des vitesses moyennes élevées augmentent le risque d’accidents et également la probabilité de traumatismes corporels plus graves. Ainsi, une augmentation de 1 km/heure de la vitesse moyenne a pour conséquence une augmentation de 3% des accidents avec blessés et une augmentation de 4 à 5% des accidents mortels. Plus la vitesse est élevée, plus la distance parcourue pendant le temps de réaction et la distance de freinage sont plus grandes et donc le risque d’une collision devient plus important.